Présentation

Commune aux Rêves [kɔmynɔʁɛv]. gpe nom. Lieu imaginaire où les rêves se rencontrent, dansent et se bousculent dans une ambiance communautaire et parfois même révolutionnaire.
Du lat. vulg. communia « communauté de gens » plur. neutre substantivé de communis

La petite histoire…

En novembre 2017, Ingrid et François échangent sur leur rêve de communauté lors d’un week-end de formation au postulat à la Grande Arche qui a lieu à Saint-Antoine l’Abbaye. Ingrid est venue de Suède pour le week-end, pays où elle vit depuis 7 ans avec ses deux enfants (Arthur, 7 ans, et Gabriel, 3 ans) et son mari Grégoire. Elle est musicienne, violoncelliste. François entreprend depuis l’été la visite de lieux collectifs et vit de wwoofing. Avant cette vie « nomade », il était traducteur à Lille.

Ils décident alors de mettre leur rêve respectif par écrit et de l’échanger. C’est le premier déclic, l’étincelle. Ils commencent à échanger par Skype et sont vite rejoints par Grégoire début décembre. Grégoire (le mari d’Ingrid) est musicien lui aussi et a un poste de corniste à l’orchestre de l’opéra de Göteborg. L’aventure commence à prendre forme.

Entre autres choses, ils se demandent qui pourrait venir étoffer leur groupe de fondateurs. C’est Charlotte qui les rejoint en janvier 2018. Accompagnée de son fils de 3 ans, Artigann, elle est éducatrice spécialisée et entreprend elle aussi, avec François, un tour des lieux collectifs en wwoofing. Tous les quatre se connaissent de l’Arche de Saint-Antoine l’Abbaye où ils ont passé l’année 2016/2017 comme « long-stagiaires », en vivant fraternellement au sein de la communauté. Ingrid, Grégoire et Charlotte s’y découvrent une vision commune sur la parentalité consciente et l’accompagnement des enfants dans le respect et la bienveillance. François et Charlotte y ont suivi la FEVE (Formation et Expérimentation au Vivre Ensemble). Ingrid et Grégoire ont suivi deux modules de la FEVE, sur la CNV et sur la place des émotions dans les conflits. Ils se réunissent alors 2 fois par semaine via Skype et commencent à prendre des décisions. Un calendrier des tâches est fixé : ils démarrent un travail sur le rôle des fondateurs dès janvier.

Tous les quatre sont imprégnés par leur année passée dans la communauté de l’Arche et décident de prendre contact avec la présidente du mouvement de la Grande Arche, Margalida, pour avoir connaissance du cadre. En effet, ils pensent éventuellement créer une nouvelle communauté de l’Arche, se retrouvant dans les valeurs du mouvement (spiritualité, non-violence, simplicité et solidarité) et souhaitant bénéficier de son soutien.

En février 2018, ils sont rejoints par Lary. Il est travailleur social et a démarré une réflexion sur un projet de société et de création de communauté avec Rémi et Laura, deux amis à lui, qui suivent le projet de près. Il a quitté son emploi d’éducateur spécialisé avec des adolescents placés en juin 2017 pour engranger des expériences dans des collectifs et des communautés, ce qui lui a notamment permis de s’initier à la CNV. Il a rencontré François et Charlotte lors de leurs périples de wwoofeurs. Il a passé deux semaines comme stagiaire à l’Arche de Saint-Antoine qui le marquent lui aussi. Il est aussi passé à la Borie Noble, autre communauté de l’Arche.

Voilà nos cinq rêveurs fondateurs réunis et très vite des affinités se créent. Rassemblés autour du désir de créer une communauté et de donner corps collectivement à leur vision, ils se sentent unis par leur sensibilité et leur engagement en faveur de l’environnement, leur respect pour toutes les formes de vie et leur questionnement pour le monde dont hériteront tous les enfants. Ils écrivent ensemble leur finalité, vision et mission et les publient sur leur site.

Alors que le mouvement de création a bien démarré, conscients de l’importance de continuer à agrandir le cercle, ils souhaitent rencontrer des personnes qui partagent leur profonde confiance dans l’intelligence collective pour construire le changement auquel ils aspirent, qui souhaitent écrire une histoire de paix pour soi comme pour l’autre, et attachent une attention particulière au soin de la relation, à la joie, à la convivialité, au jeu et à la créativité.

Ils se retrouvent physiquement pour la première fois lors du rassemblement francophone de l’Arche de Lanza del Vasto, qui a eu lieu lors du week-end de la Pentecôte à Saint-Antoine l’Abbaye. Ils présentent leur projet à cette occasion. Plusieurs personnes s’intéressent au projet et les retours sont touchants et encourageants, ce qui nourrit l’élan du groupe.

Les cinq se rejoignent au mois de juillet à La Borie Noble, ancienne communauté de l’Arche en refondation où ils vivent pleinement leur joie d’être et de faire ensemble. Ils profitent du cadre idyllique pour réfléchir et élaborer des outils permettant l’accueil de nouveaux membres. Le nouvel outil sera testé par leur premier cobaye Rémi dès la fin de ce séjour sur les contreforts du Larzac.

L’été est rassembleur : Rémi, suivi de près par Océane et Laura, affirme sa volonté de rejoindre l’aventure. Ils entament tous les trois le processus pour rejoindre le groupe, qui consiste à apprendre à se connaître, s’accorder sur les valeurs, s’approprier les textes fondateurs de la Commune aux Rêves, participer aux réunions et enfin intégrer pleinement la phase de création qui va suivre !

Ingrid et Grégoire, décidés à revenir s’installer définitivement en France, initient un mouvement de rapprochement général. Fin août, la fourmilière grandissante s’attelle à son installation dans une grande maison en colocation à la Ravignhouse, commune de Saint Blaise du Buis, près de Voiron en Isère.

En octobre, Doriane et Thomas, ainsi que leurs enfants Héléna et Liam, rejoignent le groupe. Ils ont rencontré Grégoire et Ingrid à l’Arche de Saint-Antoine où ils ont vécu également. Après une semaine d’essai, ils rentrent chez eux pour préparer leurs cartons de déménagement. Doriane rejoint le processus d’intégration avec Rémi, Océane et Laura. Thomas partage son temps entre la vie à la maison et l’Allemagne où il étudie la philosophie.

Le nouveau groupe apprend à mieux se connaître en expérimentant la vie partagée au quotidien. Celle-ci offre de nombreuses occasions de joie, de prises de décision, de célébrations… Le groupe partage une vision commune et s’interroge sur les moyens à mettre en œuvre pour la réaliser. Au fil des mois, deux identités se distinguent. Lary, Rémi, Laura et Océane choisissent de quitter le groupe et se réunissent dans un nouveau lieu où ils poursuivent l’aventure collective.

Le départ de nos amis fait place au besoin de prendre soin du noyau existant. La nécessité de remplir la maison nous pousse à accueillir trois nouveaux colocataires proches du réseau de l’Arche, Tom, Orlando et Benoît, ce qui facilite l’adaptation du groupe dans ses relations quotidiennes.

Le groupe est actuellement constitué de François, Ingrid, Grégoire, Thomas et Doriane. Thomas trouve peu à peu sa place malgré ses études, ses déplacements et ses enfants ! Ainsi ressoudé, le groupe se lance avec force et légèreté dans le concret de l’affaire : rechercher et visiter des lieux, définir des activités économiques, rédiger des règles de vie et faire émerger une spiritualité commune… pour une installation souhaitée en septembre 2019 !

La Ravignhouse, premier lieu de vie de la Commune aux Rêves, n’est que le début d’une grande aventure où joie d’être ensemble, bienveillance et convivialité feront naître un futur communautaire…