Actu

Septembre 2020: La Commune aux Rêves à Nogaret

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Soleil, perceuse et danses en cercle !

Août 2020: Message à la Commune aux Rêves

Chère Commune aux Rêves,

Dans quelques jours, demain si l’on n’y prête attention,
Tu atteindras cet âge où le monde s’offre une deuxième fois.
Le moment de l’éclosion.
Demain, tu sortiras de l’utopie, du non-lieu, où tout est possible,
tout est pressenti, tout est gestation.
En ce royaume, la vie et la mort se frôlent silencieusement, sans opposition.
Hier, tu étais pareille au bouton d’une rose,
Préparant en secret, ciselant dans l’ombre,
Une oeuvre dont la beauté fragile attendait son heure,
Première et dernière entremêlées, incertaine.
Demain, tu t’offriras au monde comme la fleur confiante
S’ouvrant à la tombée du jour,
Assurée en son coeur et au-dehors de conditions favorables.

Nogaret sera ton terreau, ton soleil, ta couleur.
Quel privilège que d’éclore en un lieu si beau!
Fais-lui honneur en y plantant un noyer à chaque saison nouvelle.
Ce sera ton présent aux fleurs encore à naître.
Au jardin de Nogaret, belle Commune aux Rêves,
Tu n’es pas la première à éclore.
Offre toujours gratitude et respect à celles et ceux qui,
Cinq ans, trente ans ou cent ans avant toi,
Ont préparé le sol et l’ont irrigué de leur propre sueur,
Y ont semé leurs propres rêves.
Offre toujours gratitude et respect.

Chère Commune aux Rêves,
Demain tu seras baignée de soleil,
Et tes pétales adultes et tes pétales enfants
Rayonneront amour et beauté dans le monde.
Sois fière de ce que tu es, car tu es belle et pleine de promesses,
Et sois humble aussi, car en toutes choses tu as été guidée.
Aime ce que tu as été, et vis dans la gratitude
De ceux qui t’ont accompagnée car,
Sans bouton, point de rose…

Merci Lary, Rémi, Laura, Océane, Charlotte et Artigann de nous avoir aidés à grandir.
Merci François,
D’avoir osé y croire.
Merci Ingrid, Grégoire, Arthur et Gabriel,
Sans qui rien ne serait possible.
Merci Doriane, Thomas, Helena et Liam,
D’ajouter tant de lumière et de joie.

Belle éclosion!

Juin 2020: Terre en vue !

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Enfin ! Après plus d’une année de recherches, la Commune aux Rêves a obtenu l’accord de la SCI qui gère le Domaine (haut lieu de la Communauté de l’Arche dans l’Hérault) pour s’installer à Nogaret bas au cours des prochains mois. Les perspectives s’ouvrent et la joie nous envahit ! Alleluia !!

Avril 2020:

! Annonce !

La Commune aux Rêves cherche 2 YOURTES d’occasion !

Préférences :

– 7 mètres de diamètre
– une porte vitrée et au moins une fenêtre
– avec ou sans plancher (nous pouvons le fabriquer nous-mêmes)
– avec isolation

Merci de votre aide !

Avril 2020: Trois poèmes pour ce que l’on veut vivre sur notre lieu

1) Imagine une terre
d’accueil et de fête
au cœur de la Nature

Imagine un cercle
de danse et de chant
Main dans la main

De ce qui nous relie
La communauté rayonne
Des dons de chacun
La communauté ouvre un espace
d’expérience de soi
au service de l’Un

2) Tout doucement,
Nous posons dans notre main ce que notre cœur attend de notre Terre.

Lentement,
Nous fermons le cercle
Pour déposer en son centre cette précieuse demande.

Humblement,
Nous nous inclinons
Devant cette commune intention,
De nos voix accordées nous récitons :

« Ô Terre de la Commune aux Rêves!
Que la force de ton amour puisse nous permettre de vivre en communauté,
Que ta lumière éclaire chacun de nous sur son chemin de vie,
Que ta tranquillité confiante permette à chacun d’exprimer qui il est.
Fais de nous les dévoués gardiens de ton lieu.
Que ton sol soit le terreau de la Créativité,
Que ta bienveillance porte dans l’Amour et le Paix, nos relations les uns avec les autres, avec les enfants, avec la Nature,
Que ton toit puisse abriter notre vocation d’accueil et de transmission,
Que le divin en toi nous souffle l’esprit de Communion,
La Communion entre Dieu et les hommes, entre les adultes et les enfants, entre les hommes et la Terre, entre les hommes et les femmes, entre la Terre et le Ciel.
Ô Terre de la Commune aux Rêves!
Que ton énergie pétillante se mêle à la notre pour porter au loin les battements de nos ailes et ainsi offrir au monde le plein potentiel de notre rayonnement. « 

3) Au jardin de la Commune aux Rêves

La Commune aux Rêves chemine, chemine depuis longtemps.
Elle explore les étoiles, elle explore les nuages,
Elle explore ce qui n’existe pas encore.
Toute exploration mérite du temps.

Pourtant cette exploration s’achève,
Les rêves comme la rosée retombent au sol,
Et au jardin irriguent les graines de la saison prochaine.

Ces graines font naître un lieu nouveau,
Qui transpire la joie d’une vie en communauté,
Où les relations humaines sont soignées,
Qui accueille ceux qui passent
Transmet savoirs modernes et ancestraux.

C’est un lieu de conciliation, de réconciliation entre tous,
Le Tout Autre, la nature, le masculin et le féminin,
L’enfant et celui qui a grandi,
L’art et le labeur du quotidien.
C’est un lieu où l’on communique,
Où l’on communie.

C’est un lieu d’autonomie,
Où chacun sert les autres
En arpentant son chemin de vie,
C’est un lieu spacieux,
Où chacun vibre sa créativité,
Où la liberté s’invite aussi.

C’est enfin un lieu qui rayonne, Un lieu qui respire,
C’est un arbre qui donne, C’est un lieu qui inspire.

Nous avons rêvé ce lieu,
Et, passé le rêve,
Œuvrons à présent à le construire.

Février 2020: L’actu hivernale par Doriane

Cet hiver est pour moi profondément intérieur, je me sens intensément vivante au-dedans, et en même temps au ralenti au-dehors. Je respire, je médite, je fais de la place dedans pour toujours plus de Lumière, pour de nouvelles énergies qui descendent en moi.
La priorité de la Communauté, c’est de trouver le lieu qui nous accueillera. Qui nous permette de nous ancrer dans la matière, enfin, et de nous déployer généreusement. Nos racines cherchent une Terre…
Ce processus de recherche est à la fois palpitant et questionnant. Je sais qu’un lieu nous attend déjà quelque part, et à la fois, comment le trouver ? Par où commencer ? Mon mental veut s’agiter, et pourtant je sens que l’élan est plutôt à la méditation et à la reliance. Reliance au lieu qui nous attend. Sentir son appel. Me laisser guider par mes idées pour arriver jusqu’à lui.
Vivre ce processus en groupe est un défi, et à la fois une très belle expérience pour se sentir encore plus soudés, et traverser cette période « sans racines », sans repères et en ressortir grandis.
Je demande à la Confiance de s’épanouir dans nos coeurs, je demande à la Joie de toujours nous animer, et à la magie d’opérer.
Doriane

En octobre: Départ de la Ravignhouse

C’est moi, le grand Cèdre, gardien de la Ravignhouse, qui vous parle.

Rrrrmmm, Rrrrrrmmmm. Je dois me racler la gorge. Je ne parle qu’une ou deux fois par centaine de rotation de la Terre Mère, qui m’a mise au monde et qui me porte et me nourrit, chaque jour, fidèlement.

Le mois d’octobre.

Le mois des départs.

Les oies, les canards, les cigognes ont pris leur envol vers le Sud. J’aime leurs V dans le Ciel, comme une flèche qui pointe la lumière.

Je sens l’odeur des champignons qui viennent chatouiller mes aiguilles. Je sais que les habitants de la forêt s’en régalent !

Ce mois d’octobre a été particulièrement doux.

Les habitants de la maison aux volets violets sur lesquels je veille depuis une rotation de la Terre autour du grand disque lumineux n’ont pas eu à se chauffer.

Mes frères et sœurs feuillus ont revêtu leurs manteaux colorés et flamboyants, et le froid ne les en a pas encore privés.

Malgré cela, et sans doute parce que le grand astre Roi du ciel a réduit sa courbe, je ne les ai plus vus sortir prier autour du feu depuis leur fête aux vibrations d’adieux. Quelle belle fête ! Je les ai vus sortir, en procession, remercier ma sœur Rivière, j’entendais leurs chants s’élever au-dessus du chant de l’eau qui coule. Ensuite ils sont remontés jusqu’à moi. Ils ont fait une ronde autour de mon tronc, je me sentais intimidé par tant de proximité et tant d’amour. Leur gratitude, leur danse et leur chant me porteront encore pendant quelques dizaines d’étés ! Je ne suis pas prêt de l’oublier, par mémoire d’arbre ! Ensuite ils ont mangé, je les voyais s’affairer dans la cuisine et autour de leur table.

Je n’ai donc pas été surpris de voir d’abord le grand blond qui parle portugais, la grande blonde qui vient parfois me parler et leurs deux petits blonds qui se balancent à mes branches, préparer leurs affaires et partir. Mmmmm… Je leur souhaite une belle vie… Mmmmm… ils me manquent, c’est vrai.

Puis ça a été au tour des autres, de s’activer pour ranger leurs affaires dans des grandes boîtes marron, faites du bois de mes frères et sœurs. J’ai entendu des cris de joie 3 jours avant la nouvelle lune : certains avaient enfin trouvé un logement. C’est l’homme aux grands yeux verts et aux cheveux frisés, les deux femmes aux cheveux longs couleur flamboyant d’automne, et les 3 petits garçons énergiques qui font toujours du vélo à grande vitesse autour de la maison et qui jouent aux légionnaires romains, qui iront s’installer en ville, pas très loin de moi paraît-il, à « Voiron » ai-je entendu.

Ils ont encore eu quelques visites cadeau de dernière minute : un homme grand, brun, barbu, fort, que j’ai déjà vu plusieurs fois et qui a construit leur table à feu ; Hélène, qui les a beaucoup aidés en leur préparant à manger. Je l’aimais bien, elle venait me faire des câlins tous les jours. Je la sens très proche des êtres de la nature. Oh ! Et quelle joie de revoir la petite Océane qui venait m’enlacer chaque jour ! Elle les a aidés à déplacer leurs grosses boîtes marron dans le camion.

Ils ont démonté la yourte, ils ont encore dansé dans la salle des miroirs en bas de la maison, ils ont chargé et déchargé 5 camions de déménagement. J’ai cru entendre le prénom « Pablo » revenir plusieurs fois. Ils auraient laissé des boîtes marron chez lui apparemment.

Voilà, La Commune aux Rêves et leurs amis, ont quitté la Ravignhouse. Ils me manquent : leurs chants, leurs danses, leurs prières, les jeux des enfants. Je sais qu’il se séparent pour mieux se retrouver. Moi je sais quel est le lieu qui les attend. Les arbres savent tout. Mais je sais aussi que pour l’instant c’est un secret et que c’est leur chemin initiatique à venir. La recherche de ce lieu les fera grandir et va les réunir, plus forts que jamais.

Alors, parole d’arbre : Patience ! Vous le trouverez juste à temps, quand tout le monde sera prêt !

En septembre: le mois des jolis menus !

Ce mois-ci, concours des plus beaux menus pour présenter le dîner à la Ravignhouse. Voici les lauréats !

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En août: le mois des interviews !

Ce mois-ci, les membres de la Commune aux Rêves répondent à une interview réalisée en direct de la Ravignhouse. Voici leur témoignage !

1) Quelle a été ta plus grande joie ?

Liam : J’ai goûté la banane plantain frite et les bleuets, j’ai surkiffé !

Helena : Quand papa me lance très haut en l’air.

Gabriel : Le moment tous ensemble, tous les 4, en famille où on était tout tranquille, on faisait des blagues et puis voilà !

Artigann : De visiter ma futur école : l’Atelier des Possibles, une école démocratique.

Arthur : Grimper la petite et la grande Moucherolle, le col entre les deux Moucherolles puis le pas de la Balme. J’étais fier de moi !

Thomas : Danser avec les étoiles, en connaissant chaque constellation dans le ciel, lors d’une soirée danse.

Doriane : Ma retraite ressourçante entre femmes.

François : Mes vacances à Narbonne.

Charlotte : Grimper dans le grand cèdre !

Grégoire : Un sourire au bord de la rivière

Ingrid : Aller me balader à Chamechaude avec François, Gabriel et Grégoire et surtout.. être morte de rire en regardant François marcher dans la descente.

2) Ta plus grande réussite, satisfaction ou réalisation ?

Liam : Je marche !

Helena : J’ai réussi à faire un puzzle chez Gabou !

Gabriel : J’ai réussi à me mettre debout sur le trapèze !

Artigann : Je suis monté tout en haut de la montagne sans que personne ne me mette sur son dos ! On était tout en haut de la montagne, j’étais super fatigué parce qu’elle traversait les nuages et on voyait des nuages en dessous, tous petits.

Arthur : J’ai réalisé un bateau en Lego inspiré des galères romaines. Et des piles de rochers en équilibre au bord de la rivière.

Thomas : Me mettre debout, en haut du grand cèdre !

Doriane : Avoir fait du stop (aller/retour) d’ici jusqu’à Tessieux dans le Lot !

François : Reprendre le tir à l’arc. Première vidange et premières confitures en autonomie.

Charlotte : Avoir enfin pris le temps d’organiser un temps de fête rituel pour mon anniversaire qui s’est célébré dans la joie, la simplicité et l’amour !

Grégoire : Avoir racheté des roues pour le chariot du lave-vaisselle !

Ingrid : Réussir deux créations de macramé dont le collier pour l’anniversaire de Charlotte !

3) Une déception, une tristesse ?

Liam : En faisant du tracteur, je suis resté coincé, sans pouvoir en descendre tout seul !

Helena : Quand François il est à côté du four avec Benoit, il m’a dit « non » trop fort et alors après, j’ai pleuré.

Gabriel : J’ai rien qui m’a rendu un peu triste.

Artigann : Quand je suis tombé dans la fontaine, j’étais méga-triste de ne pas avoir fait le tour et de ne pas avoir écouté ma maman.

Arthur : Quand j’entendais des trucs horribles à la télé que mon papi (un peu sourd) écoutait, c’était des histoires de Napoléon. J’ai fait des cauchemars toute la nuit !

Thomas : Etre très très très en retard dans mes études de philosophie.

Doriane : Qu’il n’y ait plus de banane en rentrant.

François : De passer trop de temps sur l’ordi.

Charlotte : Le départ de Benoît de la maison.

Grégoire : Que malgré les nouvelles roues, le chariot du lave vaisselle tombe encore au fond quand il est trop chargé.

Ingrid : De ne pas pouvoir accueillir tout le monde à la Commune aux Rêves.

4) Un moment que tu as aimé partager en groupe ?

Liam :Bisous, calins, papouilles rigolades avec papi, mamie, tonton Thibault, la tata et la cousine de maman, en visite à la maison.

Helena : J’ai fais de la luge avec papa derrière, moi devant. Y avait pas de neige. Y avait tonton et Marion…

Gabriel : Un repas à la Ravignhouse où il y avait tout le monde !

Artigann : Loup touche touche, Loup glacé et la tomate avec les copains !

Arthur : Avec Noé et Gabriel, on a joué à la guerre, à la police, on faisait des maquettes en Kapla on s’amusait à les casser de plusieurs manières, on a fait le village gaulois, le palais de César et on cassait tout !

Thomas : Être 20 à un repas, pour la fête de Charlotte !

Doriane : Un beau temps de partage avec des invités.

François : Une soirée danse !

Charlotte : Les préparatifs avec Orlando et Sacha, les rituels au bord de la rivière, les danses en cercle, les chants à 4 voix quand nous étions une vingtaine à être réunis pour la fête…

Grégoire : Aller visiter une maison !

Ingrid : Le grand ménage émotionnel entre les membres de la Commune aux Rêves !

5) Un moment privilégié avec une personne ou une rencontre qui t’a touché ?

Liam : Maman ou papa calins avant de dormir.

Helena : Une histoire avec mamie.

Gabriel : Aujourd’hui, quand maman elle m’a lu une histoire.

Artigann : Ma nouvelle coloc chez papa.

Arthur : Mes temps calmes avec maman où j’osais dire des choses que j’arrivais pas à exprimer d’habitude et la rencontre avec Noé,le filleul de Benoit, qui était en visite quelques jours à la maison.

Thomas : Le temps partagé avec ma sœur.

Doriane : La rencontre avec un arbre, un hêtre.

François : Des échanges épistolaires avec Ingrid.

Charlotte : Les préparatifs et le rituel de départ de Benoît, notre rencontre, le chemin parcouru ensemble. La régularité des temps spirituels avec Artigann, le soir avant de se coucher.

Grégoire : Une nuit sous les étoiles du Vercors avec la personne la plus chère à mon cœur

Ingrid : Un temps de sieste avec Arthur où il m’a livré ses plus grands secrets.

6) Une expérience hors les murs

Liam : Me jeter dans l’eau d’une piscine et faire de la plongée sous-marine dans la piscine d’Autrans !

Helena : Une traversée en bateau du Rhin, à Bâle, en Suisse.

Gabriel : J’ai joué au Uno et lu des Astérix avec Arthur à Corençon.

Artigann : La balade dans les tourbières avec Benoît, Gabou, Helena, Orlando, Maman, Thomas.

Arthur : A Corençon-en-Vercors, il y avait des copains que j’ai retrouvé là-bas.

Thomas : Faire de la speed luge avec Helena !

Doriane : Hute de sudation, je me suis sentie purifiée, nettoyée de l’intérieur. En sortant, c’est comme si j’étais née à nouveau !

François : Une semaine de chantier participatif à Tizane avec pizzas participatives au feu de bois !

Charlotte : Baignades, siestes, partages et rencontres : l’aventure en Ardèche et le festival de films documentaires de Lussas !

Grégoire :Un anniversaire improbable dans le Haut Doubs, plein de musique et de danse.

Ingrid : Retourner sur les pas d’une rando engagée faite il y a 15 ans avec Grégoire, dans le Vercors !

Que l’énergie et la joie de cet été vous portent encore durant de longues semaines…

Et à bientôt pour de nouvelles aventures !

En juillet : Chapitre et vacances !

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En juin: recherche de lieux et visites !

Ce mois-ci à la Commune aux Rêves : On améliore nos méthodes de recherche de lieux !
On essaie des choses… raccourcir les réunions pour dégager du temps pour travailler ensemble sur l’épluchage des annonces, sur le bouclage du dossier de presse pour les mairies, etc. :
– J’ai un lieu super beau, en pierre, 8000m2 de terrain, pas cher ?
– Non, trop petit.
– J’ai un hôtel entier dans le Queyras, avec du terrain ?
– Non, trop isolé.
– Et il en est où le dossier de presse pour les mairies ?
– Euh…

Il y a des trucs qui marchent :
– On devrait plus utiliser notre réseau !
Une semaine plus tard :
– Eh !!! J’ai eu plein d’infos par Gabrielle du réseau Colibris, dont une carte avec les mairies favorables aux projets collectifs, des contacts pour les évêchés et les bâtiments de l’Église !
– Hourra ! On va enfin pouvoir envoyer le dossier de presse qui vient d’être fini !
– Va falloir valider la lettre aux évêchés maintenant !

Et des trucs qui marchent moins bien :
– Alors, qui part en visite cette semaine ?
– …
– Et si on arrêtait les visites et qu’on attendait le retour des mairies, des réseaux, etc. ?
– YEEEEESSSSS !
(Doriane, Thomas et leurs enfants avaient quand même eu le courage d’aller visiter des lieux prometteurs en Ariège, merci les amis !)

À la Ravignhouse, le thème du mois c’était… encore les visites !
Nathan, Sacha, Clara, Pauline, Mélissa, Vincent, Noémie, Solène, Trinidad, Augustin, Rémy, Yvette (maman de François), une famille de Brésiliens, Marie-Angèle, etc.
Nathan nous a fabriqué une table à feu, 3 tabourets, 2 tables, il a débroussaillé une grosse partie du terrain en bas et nous a transmis quelques danses.
Sacha le chasseur a emmené Artigann et Gabriel observer les animaux, nous a fait des retours constructifs sur notre groupe et a même partagé son désir de nous rejoindre !
Vincent a lancé le jardin avec salades, blettes, radis, tomates.
Vanessa et Sergio (les Brésiliens) ont transmis un peu de leur savoir-faire : les bijoux en macramé.
Et bien sûr tout le monde a contribué à la joie de partager des moments forts, échanges informels, jeux et histoires pour les enfants, prières autour du feu.
On a célébré le solstice d’été avec bénédiction, réconciliation, cercles non mixtes et saut du feu.
En cette fin de mois caniculaire, nous profitons de la fraîcheur de la maison et surtout des ploufs plusieurs fois par jour dans la rivière ! Bref, on est fin prêts pour prendre un peu de vacances au mois de juillet !!!

En mai: fais ce qu’il te plaît !

Quand est-ce que tu sais que tu es à la Commune aux Rêves ou à la Ravignhouse ?

Les habitants et les invités témoignent :

Tu sais que t’es à la Ravignhouse quand…

Quand il y a 9 noms de famille sur la boîte aux lettres.
Quand tu fais plus de câlins que de serrage de mains.
Quand il y a toujours quelqu’un que tu déranges parce que tu fais trop de bruit.
Quand ça ne te choque plus de voir quelqu’un tout nu dans ton jardin.
Quand tu te laves plus souvent à la rivière que dans la salle de bain.
Quand tu es réveillé par des pleurs d’enfant ou des tambours et des chants rituels.
Quand tu fais 5 repas par jour.
Quand tu passes 10 kilos de flocons d’avoine par mois.
Quand tu manges ton morceau de chocolat discrètement.
Quand tu n’as droit qu’à 2 bananes par semaine.
Quand tu ne sais jamais pour combien de personnes tu dois faire à manger.
Quand les colocataires précédents reviennent encore 3 mois après pour récupérer des affaires.
Quand dans la case : « personnes autorisées à venir chercher l’enfant à l’école » il n’y a pas assez de place pour tous les colocs !

Tu sais que t’es à la Commune aux Rêves quand…

Quand tu écris des histoires absurdes en réunion.
Quand tu fais de l’hypnose en réunion.
Quand tu as trois réunions dans la même journée.
Quand les facilitateurs ne savent plus quoi inventer pour la parenthèse conviviale.
Quand les pierres semi-précieuses, la bougie, la tisane et les tasses se disputent le centre du cercle.
Quand tu travailles pas mais que t’as l’impression de pas arrêter.

« Tu sais que t’es à la Commune aux Rêves quand les fous s’intéressent à toi alors que les autres te prennent pour un fou. »

« Tu sais que t’es à la Ravignhouse quand, à la fois, tu as l’impression d’être hors du monde, dans une autre monde, hors du temps et du réel et pourtant si présent au monde, à ta place, en vérité avec toi-même, de plus en plus centré et bien vivant et quand c’est toujours un peu dur d’en partir… ou un vrai bonheur d’y revenir ».

Merci à nos chers invités !

En avril: ne te découvre pas d’un fil !

…Et en mai, bah on verra, mais pour l’instant remets tes braies !

En ce frais mois d’avril, nous avons pris le temps de chacun nous ajuster à la nouvelle énergie de la maison avec Orlando et Tom. La vie est douce et fluide. Tom et Orlando, habitués de l’arche de Saint-Antoine, se sont très vite glissés dans notre rythme de vie en y ajoutant leurs petits grains de sel et de poivre. Sous la direction d’Orlando, adepte du Tummo (yoga du feu intérieur), nous avons dû affronter les frimas de ce printemps qui avance et recule. En effet, avec un chauffage limité et 15 jours sans eau chaude, ça a été une expérience intéressante qui nous a invités à travailler sur notre rapport au confort et à l’abondance.

Notre pari de rester dans cette grande maison avec moins de colocataires est réussi pour l’instant. Nous avions décidé de trouver des moyens de financer la location de la maison et les opportunités sont arrivées : Doriane enchaîne les séances d’hypnose quantique (venez tester si vous voulez, c’est super cool !), Ingrid et Greg ont été appelés pour renforcer les rangs de l’orchestre de Besançon pour deux de leurs concerts, Francois a été contacté spontanément pour une traduction et Charlotte a miraculeusement reçu ses APL ! Gratitude !

Bien sûr, le sujet principal de travail pour la Commune aux Rêves est la recherche de notre lieu. Nous affinons nos critères, nos techniques de recherche et continuons nos visites. Nous avons notamment fait 2 visites en Aveyron en profitant des voyages de Charlotte, et une autre à Dionay, tout près de Saint-Antoine L’Abbaye.

Thomas, qui a commencé son deuxième semestre d’études un tout petit peu moins intense dans son université allemande, a décidé de rentrer pleinement dans le processus d’intégration. Cette nouvelle nous a tous mis en joie.

Enfin nous poursuivons notre recherche spirituelle en partageant ensemble, en réfléchissant à la forme de nos temps spirituels et essayant de mettre des mots (souvent très poétiques !) sur le sens que nous mettons derrière ce mot de spiritualité.

En mars : Le printemps s’invite à la Ravignhouse

Plus que tout autre, le mois de mars est celui des (nouveaux) départs. Rémi, Maïté, Laura et Océane quittent ensemble la colocation et s’en vont rejoindre le petit village de Torpes, en Saône-et-Loire, où de nouvelles aventures collectives les attendent. Cérémonie de remerciement et repas festif viennent clore dans la joie ces quatre ou cinq mois de vie commune, émaillés de moments de rires et de larmes, de morosité et de frénésie mêlés. Lary, quant à lui, termine son moyen stage à Saint-Antoine et prend un peu de repos actif dans le sud-ouest avant de rejoindre ses quatre co-aventuriers.

Plus réjouissant, le mois de mars est aussi celui des départs en vacances ! Après un long hiver, Ingrid et Grégoire s’envolent en famille pour la Martinique et la Guadeloupe, où le soleil et la mer turquoise rythment les journées, tandis que Doriane et Thomas partent pour le Brésil afin de retrouver la famille de Thomas et faire le plein de fruits exotiques et de tapioca ! François profite de ce moment d’accalmie pour aller dire bonjour aux amis de La Fleyssière et rendre visite à Pauline et Luc, qui habitent en ce moment près du Grand Mouligné (vers Agen), puis enchaîne par une semaine de stage à La Borie Noble. Charlotte, gardienne de la maison, prend soin d’elle en attendant ses propres vacances au mois d’avril et gère les vagues de départ et d’arrivée. Hé oui ! Le printemps est la saison du renouveau, et pour nous cela veut dire l’installation d’Orlando et de Tom, deux habitués de Saint-Antoine, et un nouveau chapitre qui commence sous les meilleurs auspices à la Ravignhouse !

En février : Printemps, renouveau et action

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En janvier : Rap du renouveau
Scandé sur un rythme de rap

Yo, yo,
La Terre a fini sa rotation
C’est l’ moment pour elle d’en commencer un’ nouvelle !
A nous, êtres éternels
De nous lancer dans la célébration !

Pour la Commune aux Rêves
Janvier a démarré dans le discernement :
La période de Noël
Avait cristallisé pas mal de tensions,
Les tensions d’un groupe en distension.
Les départs de Rémi et Lary
Avaient soulevé chez tous nos amis
Un certain nombre de questionnements.

Pour Laura, Océane, fallait-il rester ?
Pour la Commune aux Rêves, fallait-il les garder ?
Janvier est venu tous nous secouer.
Il fallait décider.
La séparation est-elle forcément
Synonyme d’échec, de faux pas dans la danse ?
La séparation amèn’-t-elle tout l’temps
Avec elle ses lots de violence ?

Yo, yo,
La Terre a fini sa rotation
C’est l’ moment pour elle d’en commencer un’ nouvelle !
A nous, êtres éternels
De nous lancer dans la célébration !

Alors, mon frère, nous nous sommes regardés,
Lentement nous nous sommes redressés,
Dignement nous avons amorcé
Un long échange, dialogue de paix.
Humblement nous nous sommes tournés
Vers Margalida et Jorge
Qui, généreusement, nous ont tendu la main,
Qui, sagement, nous ont tous écouté,
Qui, humblement, nous ont tous aidés
A nous tourner plein d’espoir vers le lendemain.

Alors, ma sœur, il a fallu entendre
Les différences dans le groupe, qui s’étaient dessinées
Alors, ma sœur, il a fallu comprendre
Que notre petit groupe inexpérimenté
Avait grand besoin de se dorloter.
Au revoir Laura,
Au revoir Océane,
La Commune aux Rêves est en gratitude :
C’est à vos côtés que nous avons grandi
C’est à vos côtés que nous avons compris
Que seuls séparés nous servirons mieux tout’ la multitude !
Vous avez été nos bottes de sept lieux !
Vous avez été notre rêve ambitieux !
Chacune aujourd’hui retrouve son chemin
Mais jusqu’au grand départ nous partagerons
Encor’ quelques s’maines de joie, celle du quotidien.
Eh oui, mon frère,
La Ravignhouse reste le bastion
De projets communautaires
En gestation !

Yo, yo,
La Terre a fini sa rotation
C’est l’ moment pour elle d’en commencer un’ nouvelle !
A nous, êtres éternels
De nous lancer dans la célébration !

Une fois les prises de têtes passées,
Une fois les destinées reprises
Une fois le quotidien réaménagé
Nous avons accueilli toutes les surprises !
Un anniversaire célébré un 21 Janvier,
Des balades dans la neige pour la convivialité,
Un atelier couture, une salle de diffusions
De films engagés pour notre planète
De belles conversations
Autour de nos projets
Et plein de nouvelles idées
Aux allures de fêtes

Yo, yo,
La Terre a fini sa rotation
C’est l’ moment pour elle d’en commencer un’ nouvelle !
A nous, êtres éternels
De nous lancer dans la célébration !

En décembre : Croquis du quotidien

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En novembre : Nomadisme pour tous

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En octobre : La maison prend vie

Après un mois de septembre plein de péripéties, le mois d’octobre s’est avéré moins éprouvant et plus serein. Nous avons vu arriver à la Ravignhouse de nouveaux occupants : Lary, parti faire un moyen stage à l’Arche de Saint-Antoine, a cédé sa place à Océane, notre candidate du terroir amatrice de collines sauvages, de vélo et de plantes médicinales

Début octobre a aussi été marqué par la fin de l’emménagement de Grégoire et Ingrid (65 cartons d’affaires tout de même!) et l’emménagement de Doriane et Thomas, auquel il faut ajouter les meubles donnés par des proches ou achetés à la ressourcerie. Si bien qu’au lieu d’une grande demeure vide (et pleine de puces), nous avons à présent le plaisir d’habiter une maison chaleureuse, meublée, colorée, chauffée et pleine de vie. Danse, jeux, musique, temps spirituels et chants font désormais partie du quotidien de notre communauté en gestation…

Les visites se sont succédé sans relâche et continuent encore : famille de l’un, amis de l’autre, parents du troisième, petits curieux et candidats potentiels se sont pressés aux portes de la Ravignhouse, pour notre plus grand plaisir. Et il nous est permis d’espérer qu’ils seront encore nombreux dans les mois à venir (oui, c’est une invitation !).

Enfin, Charlotte et François sont partis chercher une vieille yourte en Bretagne début octobre, et sa rénovation a occupé Charlotte pendant tout le mois. Le plancher est désormais posé grâce à ses efforts acharnés et l’aide de nos chers visiteurs, et la fin de la pose ne devrait plus tarder. Juste à temps pour l’hiver ! Entre temps, Grégoire est retourné en Suède pour jouer du cor (et pas que), François et Ingrid ont commencé leur deuxième année de postulat dans la Grande Arche, et Rémi a débarqué avec sa caravane, qu’il a commencé à aménager. Une chose est sûre : on n’est pas prêts de s’ennuyer !

En septembre : Ouvrez bien vos oreilles
En aoûtOde aux rêveurs
Comme l’août décline sonne la moisson
D’une saison euphorique et fertile
Commencée pendant l’hivernale trêve
Par la folie d’une graine fragile.
Je me ferai un nom, promit la fève
En faisant communier par mon seul tronc
Coton céleste et végétales îles

Commune aux Rêves,
D’une commune intention
Germe la fougue d’une tige volubile
Qui sous l’ondée printanière s’élève
Virevolte vive, défiant la raison,
Tourne, danse belle et s’élance habile
Dans une longue et gracieuse ascension

Commune aux Rêves,
Comme une nouvelle idylle,
Où chaque fibre vibre à l’unisson,
Se fond en une symphonie subtile
Tandis que claquent mille et un bourgeons
Comme des nuées de dissonances brèves
Glissées dans l’onirique partition

Commune aux Rêves,
Communauté en gestation
Fructifie et prépare la relève
Bien au chaud dans sa matrice nubile
En mûrissant paisible l’intégration
Tant espérée de trois membres pupilles
Portant ceint l’amour en guise de glaive

Commune aux Rêves,
Si tes feuilles d’or sont voiles mobiles
Sous Sirius, elles échoueront sur la grève
Rosée de septembre en colocation
Et d’une nouvelle cordée seront les fils
Dans une arche rocheuse proche de Voiron

Quand arrive l’automne descend la sève
Les fruits sont mûrs et les réserves pleines
Les vendanges et la fête se profilent
Et la Commune aux Rêves caresse sereine
Le rêve d’une nouvelle saison

En juillet : Cadavre exquis à 5 mains

Retrouvailles en chair et en os sont au programme de ce mois charnière. Les eaux fraîches d’une piscine à l’eau de source et le soleil nous ont apporté une belle énergiequement révélée par l’occasion tant attendue de vivre ensemble et de travailler tout en pouvant se toucher. C’est aussi l’occasion de se projeter dans l’agrandissement de notre groupe et la façon d’accueillir de nouveaux membres : tous réunis dans la première communauté de l’Arche, l’historique Borie Noble, nous construisons notre processus d’intégration pour les futurs Commune-aux-Rêveurs. Nous envisageons notre installation commune dans la région de Tullins entre mi-août et début septembre et avons d’ores et déjà contacté le propriétaire d’une maison où nous aurions la place de nous installer tous et d’accueillir à la fois.

Le lieu est magnifique, il inspire la poésie et la détente par son environnement naturel et ses sculptures sur bois, tandis que certains artefacts et symboles lui confèrent une aura de grandeur surannée. Au travail les amis ! Chaulage, bois, mais surtout notre processus d’intégration. C’est parti, si vous voulez nous rejoindre, nous sommes prêts ! Près de la nature sauvage et préservée entourant le domaine de La Borie Noble. Un beau lieu, une belle période pour travailler le processus. Je n’y arrive plus, je ne suis plus centrée. Il faut dire que le lieu de notre réunion, La Borie Noble, berceau vivant et historique des communautés de l’Arche, est un cadre idéal pour nous retrouver dans le partage de la vie quotidienne, le travail d’élaboration pour la Commune aux Rêves dans une nature sauvage.

En juin : Changement de rythme, transition, recherche d’une petite coloc’

Nous approchons du solstice d’été. Grands mouvements dans notre groupe, les distances géographiques se réduisent : Ingrid et Grégoire ont emballé leurs affaires et dit au revoir à leur vie suédoise pour rentrer en France. Ils ont été aidés par Lary qui n’a pas hésité à rouler jusqu’au nord de l’Allemagne pour les accueillir à la descente du ferry. À présent, nous cherchons un lieu de vie en Isère pour nous installer tous les huit à partir de l’été. Perspective réjouissante que de commencer à vivre ensemble et partager quotidien, vie et jeux et plus de travail !

Après la période intense de réflexion et de rédaction de nos textes fondateurs, nous sommes entrés dans une phase d’assimilation et de régulation pendant laquelle nous prenons le temps de partager et d’ajuster notre façon de travailler pour que chacun se sente bien et en paix dans le groupe.

Nous nous réjouissons de tous les messages que nous recevons et essayons de répondre et rester en contact avec chacun.

Beaucoup de gens nous demandent : « Mais sur quoi travaillez-vous tant ? » Alors, pour l’instant, nous traitons des « petits » sujets, partageons sur différents points qui pourraient frotter dans nos rêves, sur nos projections respectives (écologie, intimité, relations à l’extérieur, piscine… les sujets ne manquent pas !). Nous essayons aussi de maintenir notre site à jour, de faire le point sur notre organisation à plus long terme. Enfin, notre prochain grand chantier sera d’élaborer un processus nous permettant d’accueillir les nouveaux membres désireux de s’engager dans le projet. Nous envisageons de nous retrouver en juillet quelques jours au domaine de la Borie Noble, dans l’Hérault, pour travailler là-dessus.

En mai : Retrouvailles, rassemblement et rencontres

Porté par l’énergie puissante d’un rêve évolutionnaire, le mois de mai a été marqué par les retrouvailles et l’ouverture de notre noyau fondateur.

Le rassemblement annuel de l’Arche de Lanza del Vasto, à Saint-Antoine l’Abbaye, a été l’occasion de nous réunir tous, pour la première fois, en chair et en os. La joie de nous voir en direct (et en haute définition !), de nous toucher, nous embrasser, vivre ensemble, et même randonner et dormir dans le Vercors avec les enfants, a renforcé la cohésion du groupe et nous a donné un bel élan pour les mois à venir. Cela a aussi suffi à décider les plus hésitants à rejoindre la colocation proposée par Greg et Ingrid à l’occasion de leur retour en France le mois prochain.

La perspective de nous revoir et de participer au rassemblement a décuplé notre force de travail. Après avoir rédigé la finalité et la vision, nous peaufinons l’écriture de la mission, qui sera le socle de notre communauté. Le temps d’une soirée, nous avons pu faire connaitre officiellement « la Commune aux Rêves » aux engagés et présents au rassemblement de l’Arche. Un symbole fort pour nous. Lors de notre présentation, nous nous sommes amusés (très sérieusement) à mettre en scène un conte imaginaire traduisant notre vision et les valeurs que nous portons. La semaine précédente déjà, nous diffusions notre site Internet. Les retours ont été très encourageants, rassurants et motivants.

Parmi ceux qui s’intéressent à notre projet, plusieurs ont fait la démarche de nous rencontrer et ont exprimé leur souhait de nous rejoindre à plus ou moins long terme. Quelle joie d’imaginer bientôt agrandir la ronde ! À cette joie se mêlent naturellement quelques peurs, que nous avons pu explorer avec l’aide d’un engagé. Le soutien que nous offre l’Arche, qu’il soit matériel, moral, lié à la communication, l’accompagnement ou les outils de travail, est un vrai cadeau dont nous mesurons la valeur.

Enfin, plusieurs jours de célébration ont clos en beauté cette semaine en Isère, dans une énergie printanière, d’amour et de confiance. L’épidémie d’angines qui a fait rage n’a en rien atteint l’énergie ou le moral du groupe.

En avril : Vision holistique du site web et nommer le processus

La neige fond, les fleurs s’ouvrent, l’énergie créatrice revient en force dans la continuité de la célébration du printemps et les titres exclosent !*

Au menu des fondateurs ce mois-ci, on nourrit toujours le centre (étape 2 d’une Gestion par Consentement) en vue d’écrire une vision commune pour la communauté.
Pour ce faire, nous nous repenchons sur notre mandala holistique (issue du livre sur les outils collaboratifs de Robina McCurdy), désormais terminé, et, thème par thème, on analyse, on critique, on se questionne les uns les autres. C’est l’occasion d’entendre la position de chacun sur de nombreux sujets et de mesurer les écarts entre nous le cas échéant.
Et à cela s’ajoute un rendez-vous mi-avril pour se faire accompagner sur l’écriture de la vision (parce qu’on commence à être bien nourris !).

Par ailleurs, bien conscients que nous sommes de la nécessité de communiquer sur notre travail et de se préparer à élargir notre cercle, nous nous sommes réparties les tâches en vue de créer un site web. D’où l’écriture de cet article !

Et au milieu de tous cela, toujours dans un souci de communication, nous avons fait émerger des idées pour nommer le processus de fondation de la communauté. Bien que les choses se soient assez précisées à ce sujet là, je préfère laisser planer le suspense jusqu’au mois prochain et vous laisser rêver de communauté….

* contraction d’éclore et d’exploser. Mais non, rassurez-vous/désolé de vous décevoir, le mot n’existe pas et rien n’exclose nulle part. Ni au printemps ni ailleurs, ce serait contre productif (bien que surement assez esthétique) tous ces pétales de fleur s’envolant par paquets entiers au moindre passage. Il semble simplement qu’un « x » dans un titre ou pas loin est statistiquement plus accrocheur, alors profitons-en pour inventer !